Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter
Rochelle Goldberg, Cordon sanitaire, 2015 © Annik Wetter

ROCHELLE GOLDBERG

CORDON SANITAIRE

Vernissage Jeudi 28 Mai 2015
Exposition du 29 Mai au 11 Juillet 2015

Behind the mirror. Is a meadow. Where? We find a diaphanous veil.

Porous as a picture plane, the cross-mapping of diverging thoughts are jagged contours that complicate as they provide clues–volatile convergence that can at any moment unravel––prompting an impulse to suspend it in stone.

But the effect is also vice versa.

This mimetic meltdown at the mirrors surface is where inert and living tissue co-infect. The resulting contagion of this intraspecific interaction denies the isolation that a hard edge might promise. Here touch is the origin of outbreak. A virtual morphosis. As my skin impresses itself on and through the site of another skin, arriving at the hybrid mark. A self-suturing cut where tissue is joining. And glitter fills every wound as it falls from the fracturing mirror-mirror.

So here the barrier agitates its own porosity fragmenting into thresholds crudely informed by Giovanni Bellini’s painting the Madonna of the Meadow. The painting issues three discrete picture planes that remain immune to each other in the context of their realm but leak into the symbolic space that the pictorial program engenders. The sleeping infantile corpse is infected by the narrative it will soon take up–spilling over the corporeal limits of subjectivity–seeping into the land. Behind this scene a stork battles a snake while a vulture watches from a dead tree. And further afar the farmers mow a green and fertile field. Where lapis lazuli echoes through veil to voluptuous sky.

Contact with the excremental real reinterprets a bodily surface that is often imagined as a sleek and sanitary disregard of it’s haptic entangle. The objects and surfaces included in this iteration: serpent skin textures, clusters of grapes, cases, flat mounted mouths, both biting and kissing, crude oil buckets and accompanying bucket bottoms, glitter that infects, and intersecting steel frames that cut through space and suture the barrier into thin air.

Derrière le miroir. Il y a un pré. Où?

On trouve un voile diaphane.

Poreuse comme les différents plans d’une image, la trans-cartographie des pensées divergentes dessine des contours déchiquetés qui compliquent comme ils fournissent des indices. Une convergence volatile capable de démêler — et induire pour soudainement se figer dans la pierre.

Mais l’effet est réversible.

A la surface du miroir, les tissus vivants et inertes se co-infectent dans une dissolution mimétique. La contagion résultante de cette interaction intra spécifique désamorce l’idée d’isolement qu’un matériau dur aurait pu suggérer. Le toucher est le vecteur de l’épidémie. Une métamorphose virtuelle. A l’instar de ma peau qui s’imprime sur une autre, parvenant à une trace hybride. Une auto-suture où se joignent les chaires. Un scintillement rempli chaque blessure comme les débris d’un miroir cassé.

Alors la barrière perturbe et fragmente sa propre porosité, dans les limites crument posées par La Madone du Pré de Giovanni Bellini. La peinture met en évidence trois plans discrets, autonomes et inviolables mais aussi une brèche à travers la symbolique engendrée par le programme pictural. Le corps macabre de l’enfant endormi est infecté par le récit. Bientôt il débordera des limites corporelles subjectives -suintant sur le paysage. En arrière plan, une cigogne combat un serpent sous les yeux d’un vautour juché sur un arbre mort. Plus loin, les fermiers fauchent un champ vert et fertile. A travers le voile, les lapis lazulis font écho au ciel voluptueux.

Le rapport à la réalité excrémentielle réinterprète la surface physique, souvent imaginée lisse et clinique sanitaire, et méprisée pour son emmêlement haptique. Les objets et les surfaces s’inscrivent dans cette itération: La texture de la peau de serpent, des grappes de raisins, des emballages, des bouches montées à plats qui mordent et qui embrassent, des seaux de pétrole brut, des fonds de seaux, une infection scintillante, l’enchevêtrement de cadres en acier qui coupent l’espace et suture les obstacles qui disparaissent dans les airs.